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mardi 12 juin 2012

Hambourg ::: Hamburg

Planten un Blomen


Je vais arrêter de culpabiliser et de m'excuser, et accepter que la vraie vie prend parfois le pas sur la vie de blogueuse. Je sais qu'il y a quelques lecteurs/lectrices fidèles parmi vous qui revenez régulièrement prendre des nouvelles, que vous me connaissiez personnellement ou pas... Je l'apprécie énormément, et en tant que lectrice assidue je comprends la déception de voir un blog qu'on aime tomber dans l'oubli; j'espère que vous comprendrez toutefois que même si j'adore faire de la photo et écrire, je manque parfois de temps et ce n'est malheureusement pas une priorité en ce moment, mais je n'oublie pas! Et puis j'ai plein de choses à vous raconter: si je suis absente de la blogosphère, c'est parce que je suis occupée à vivre, voyager et découvrir!


Port of Hamburg

À la fin du mois d'avril, j'ai passé un weekend à Hambourg. C'était ma toute première fois en Allemagne, et j'avoue que malgré tous les commentaires positifs reçus à l'égard de Berlin, j'étais un peu craintive. J'avais donc proposé à Vanessa d'y aller avec elle, la prochaine fois; je la sais amoureuse de ce pays, et j'étais curieuse de voir pourquoi! Par contre, avec sa résolution 2012 de ne pas retourner aux endroits qu'elle a déjà visités, Berlin et plusieurs autres villes allemandes étaient déjà hors de question... Jusqu'à ce que sa copine Sophie nous propose de nous accueillir chez elle à Hambourg; on s'est payé un weekend de québécoises en exil! Évidemment, avoir une guide locale a fait une énorme différence. Sophie nous a emmenées voir les points touristiques, mais aussi les secrets des Hambourgeois (huhu); et comme elle y vit depuis plusieurs années, son Allemand est parfait (je parle de la langue, pas de son copain, ho!), et avec Vanessa qui se débrouille bien aussi, je n'avais qu'à me laisser entraîner!

Isemarkt

Vanessa et moi avons quitté Londres tôt le vendredi matin, pour arriver à Hambourg sur l'heure du midi. Sophie nous a emmenées découvrir son quartier au soleil, en commençant par Isemarkt, un marché couvert par les rails du métro sur un kilomètre; on peut donc manger tout le long et faire de l'exercice en même temps! Ça m'a donné un aperçu de l'horizon culinaire allemand, et ouvert l'appétit pour le lunch dans un charmant petit café.

Dom

Sievekingplatz

Pendant l'après-midi, nous avons poussé la marche jusque dans les environs de St. Pauli, le quartier d'une des équipes de football de la ville reconnaissable à son drapeau de pirates. Nous sommes passées par le Dom (une fête foraine juste à côté d'un ancien bunker), puis par le Planten un Blomen (un grand parc aux allures de jardin botanique). Bien fatiguées et un peu gelées, nous avons trouvé un café où nous poser un peu avant d'aller prendre un verre et manger avec un ami français de Vanessa, aussi établi à Hambourg.

Hamburg City Centre

Le samedi, le temps était un peu moins radieux, donc parfait pour un petit peu de magasinage en ville! Entre deux boutiques, nous avons réussi à voir l'hôtel de ville, une partie du lac et le port (Hambourg est une ville portuaire et compte apparemment plus de ponts sur ses nombreux canaux que Londres, Venise et Amsterdam réunies!). Ce moment a aussi été déterminant: j'ai découvert que les Allemandes sont grandes, et aiment les belles chaussures. Ce qui veut dire que je pouvais trouver ma taille dans plein de modèles qui me plaisaient! J'avais seulement assez de place pour une paire de sandales, mais j'ai précieusement archivé cette information...

Elbe

La dernière journée est arrivée et même si Sophie avait rapidement compris que ma façon de découvrir un pays passe par l'estomac, je n'avais toujours pas mangé de saucisse allemande, ni de choucroute. J'ai remédié à la currywurst, mais pour la sauerkraut ce sera la prochaine fois! Avant la saucisse, nous avons fait un tour de bateau sur l'Elbe, jusqu'à la plage de Hambourg; il faisait plutôt frisquet (et très venteux), alors seuls quelques chiens osaient patauger, mais ça doit être génial (et bondé) en été... Pas mal!

Elbe

Et puis c'était déjà tout, après une glace (incontournable allemand s'il en est), la pluie de Londres nous attendait de pied ferme... Je suis vraiment contente d'avoir brisé la glace avec l'Allemagne, je ne sais pas de quoi j'avais peur; j'ai réussi à attraper quelques mots, mais je vais devoir travailler mon allemand si je veux y retourner toute seule!

Beach in Hamburg

Merci à Vanessa pour avoir écrit son article avant moi, et mémorisé les informations que j'avais oubliées! Et surtout, merci à Sophie pour l'accueil, le pain maison et le beurre d'arachides Kraft au petit-déjeuner!

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vendredi 24 février 2012

Bristol

River Avon

Que faire quand il fait beau à Londres? Mais aller passer la journée sous la pluie à Bristol, évidemment! On ne sait jamais ce que ça va donner, côté météo, quand on réserve des billets de train en avance et pour une journée seulement. En même temps, Bristol, c'est tout près du Pays de Galles, on aurait quand même dû s'en douter...

Council House

Au départ de Paddington Station, Vanessa et moi ne pouvions pas manquer de passer dire bonjour à Paddington Brown. Les salutations d'usage faites, quelques formules de politesse échangées (pas avec les gens qui rentraient dans nos photos par contre), nous sommes montées dans notre train vers Bristol. Nous avons choisi de partir en train parce que c'est plus rapide, et de revenir en autobus pour économiser (et dormir!). A posteriori, il aurait peut-être été plus sage de prendre notre temps le matin, avoir su ce qui nous attendait là-bas... Non seulement il pleuvait à boire debout, mais le vent rendait nos parapluies plus que ridicules; quand on le porte soit perpendiculaire au sol, soit retourné à l'envers, on se demande si ça vaut vraiment la peine... Et même fièrement vêtues pour l'occasion, Vanessa de ses nouvelles Hunter «aubergine», et moi de mes duck shoes de seconde main qui font fureur partout où elles passent, en plus d'imperméables, polars, tuques, mitaines et bas de laine, nous avons fini par capituler. Il faut savoir reconnaître le moment où la seule chose à faire, c'est trouver refuge dans un pub! En plus, avec la pluie torrentielle, la rivière Avon, et une fontaine à chaque coin de rue, ça devenait de plus en plus difficile d'ignorer notre envie de pipi après deux heures de train...

Duck Shoes

La BBC prévoyait une éclaircie vers 15h, et une chance qu'elle est arrivée un peu plus tôt parce que je ne sais pas quand nous aurions arrêté de manger... Un cidre à la rhubarbe pour commencer (jolie couleur mais pas très bon!), suivi de fish & chipssteak & ale pie plein de gravy et de frites qui trempent dedans (un petit relent de poutine ici), puis une pinte de crème glacée (littéralement) et le plus gros morceau de gâteau au chocolat que j'aie vu de ma vie... Les pubs en dehors de Londres sont tellement plus charmants, et moins chers!

Clifton

Dès que la pluie s'est calmée, nous sommes allées rouler notre bedon rond dans les côtes de Bristol (malgré une forte envie de faire un petit roupillon sur la banquette du pub), en marchant grosso modo vers l'ouest pour se retrouver dans Clifton, un quartier bien cool qui nous avait été recommandé. Une chance, parce que la première partie, près de la gare et au bord de l'eau, était un peu déprimante: ça nous a rappelé Portsmouth, mais sous la pluie en plus! Par contre, Clifton, c'est plein de petites maisons charmantes (vous remarquerez sur mes photos un style de balcon particulier que je n'ai jamais vu ailleurs), appuyées les unes sur les autres comme un jeu de domino dans des rues en pente raide, au détour desquelles on risque à tout moment de tomber sur un crescent majestueux. Tout le monde, sans exception, semble avoir une vue imprenable sur la campagne environnante... ou l'autoroute, c'est selon.

Clifton Suspension Bridge

Nous avons fait demi-tour après avoir atteint le fameux pont suspendu qui fait apparemment la renommée de la ville: je dois avouer que je n'en avais jamais entendu parler, mais j'avais déjà vu passer l'architecte, Isambard Kingdom Brunel (difficile d'oublier un nom pareil) en faisant des recherches sur les canaux de Londres. Nous avons traversé le pont une fois dans chaque sens (même pas peur!), puis grimpé le plus haut possible sur la colline. Avec le sentiment du devoir accompli, nous avons entrepris de redescendre jusqu'au harbourside pour essayer d'arriver avant la fermeture de M Shed, un musée tout nouveau, tout beau: il n'a pas encore un an! Avec moins de trente minutes à écouler avant la fermeture, nous avons réussi à faire un tour rapide de l'exposition de Norman Parkinson, mais il faudra y retourner pour la partie sur l'histoire de Bristol...

No. 23 Royal York Crescent

À partir de ce moment-là, nos pieds ne voulaient plus rien savoir: c'est bien beau quand il pleut, les chaussures en caoutchouc, mais ce n'est pas exactement propice aux longues marches – oui, je me répète, je finirai bien par apprendre! À défaut de trouver un pub pas trop louche où on pourrait s'asseoir, nous avons décidé d'aller attendre l'autobus directement au terminus. Mais ce n'était pas la fin de nos aventures, oh non! Quelques minutes avant le départ, Vanessa a réalisé qu'elle avait perdu une mitaine, qu'elle est retournée chercher en courant sur le plancher des toilettes d'un pub (rien de moins). Pour ma part, j'ai plutôt choisi d'oublier les miennes dans l'autobus, ce qui fait que nous avons attendu près de 45 minutes à Victoria, dehors (sans mitaines!), que le chauffeur daigne revenir de sa pause café pour me les rendre. Qui a dit que ma vie était dénuée de rebondissements?

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dimanche 7 août 2011

Brighton

Boardwalk

Finalement, après plus de neuf mois de tentatives infructueuses, j'ai réussi à aller à Brighton! Pas dans les conditions imaginées initialement, mais néanmoins avec succès. Comme cette ville de bord de mer est à seulement un peu plus d'une heure de train de Londres, elle est depuis longtemps la destination préférée des citadins en mal de plage et de soleil. Et comme il faisait 25 ou 26 degrés dimanche dernier, Vanessa et moi n'étions pas les seules à quitter la grande ville pour aller faire bronzette... Le train était tellement plein que nous avons fait tout le voyage debout, entre les valises et les enfants bruyants!

Brighton Beach

Inutile de dire que nous n'étions pas fâchées d'arriver, et que l'idée d'aller nous étendre sur une plage, même faite de gros galets (et envahie par nos compagnons de voyage), nous semblait de plus en plus séduisante... Comme il faisait un peu nuageux à notre arrivée et que nous sommes de bonnes touristes, nous avons commencé par aller faire un petit tour dans la ville; nous nous en sommes tenues au centre touristique, soit la plage, la jetée et les Lanes, ce noeud de petites rues où on retrouve de nombreuses boutiques et restaurants. C'est là que nous avons déniché un restaurant de fruits de mer pour dîner, où Vanessa s'est enfilé un fish & chips de luxe et j'ai opté pour les moules (oui, je mange des moules maintenant, désolée Papa pour toutes ces années où tu t'es privé pour moi) (pas tant que ça quand même).

Royal Pavilion

Parmi les recommandations qui nous avaient été faites, l'une revenait unanimement: il faut voir le Royal Pavilion. Je seconde: il faut voir le Royal Pavilion. C'est une espèce de folie architecturale sortie d'on ne sait où, un palais d'inspiration hindoue ou moyen-orientale dressé dans toute sa blancheur au milieu d'un parc, dans une ville anglaise tout ce qu'il y a de plus typique. Il a été construit au 19e siècle comme résidence pour le Prince Régent, sous la direction que l'incontournable John Nash (aussi responsable de ce qui semble être la plus grande partie de Londres: Trafalgar Square, Marble Arch, Regent's Street, Regent's Park et Regent's Canal, pour ne nommer que quelques unes de ses réalisations...) Absurde ou pas, moi je l'ai trouvé très joli même si nous n'avons pas visité l'intérieur: le soleil était revenu et c'était le moment d'aller à la plage!

Brighton Beach

La fin de l'après-midi s'est écoulée tranquillement à essayer de trouver une position confortable pour lire dans les galets, et à brûler sans s'en apercevoir à cause du vent. Rien de majeur, il me fallait mon coup de soleil de l'été!

Brighton Pier
La pitoune à Brighton Pier!

Nous avons rejoint Juliette pour souper dans un restaurant thai à la déco qui faisait mal aux yeux, puis sommes reparties dans un train où nous avons pu somnoler, les cheveux frisottés par l'eau de mer, le nez et les épaules rougis par le soleil et un sourire accroché à nos lèvres gercées par le vent... Oui, l'été est bien arrivé!

* Une note pour ceux qui s'inquiétaient: maintenant que j'ai refait des photos dans des conditions lumineuses semblables à la Provence, je n'ai pas eu d'autres ennuis de flou/surexposition. Le problème devait se situer derrière la caméra, et non dedans...

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vendredi 5 août 2011

Hampton Court Palace

Privy Garden

Hampton Court était le palais des Tudor, cette dynastie ayant régné sur l'Angleterre de 1485 à 1603. C'est probablement la lignée de rois et de reines la plus connue, ayant fait l'objet de nombreux films, livres et séries télévisées; pour ma part je n'y connaissais pas grand chose avant de visiter le palais, et pas beaucoup plus après. Vous me connaissez, depuis le temps: je ne suis pas ici pour vous remâcher un article de Wikipedia, vous irez voir si ça vous intéresse... Je veux seulement vous montrer que c'était beau!

Hampton Court Palace

Comme c'est soudainement l'été ici depuis quelques jours, Vanessa et moi avons profité du beau temps samedi dernier pour faire cette petite excursion (35 minutes de train à partir de Waterloo) qui nous tentait depuis un moment. Nous sommes arrivées à Hampton Court Palace juste après le dîner, et avons eu amplement le temps de visiter les jardins, les bâtiments et même le labyrinthe avant la fermeture à 17h. Honnêtement, j'ai eu l'impression qu'il n'y avait pas grand chose à faire dans le village à part le palais, donc ce n'est peut-être pas la peine de prévoir une journée complète... À moins que vous ne soyez des passionnés d'histoire, ce que nous ne sommes pas, ou que vous preniez l'audioguide, ce que nous n'avons pas fait.

Chapel Court Garden

Nous avons commencé la visite par un tour dans les jardins plutôt que de rentrer directement par la porte principale. Ainsi, nous nous sommes retrouvées à l'arrière du château et l'avons visité à l'envers, ce qui explique en partie l'absence d'audioguide... Cela explique aussi pourquoi nous étions tout étonnées de voir des gens, de temps en temps, portant des capes de velours «d'époque»; une fois à l'entrée principale, nous avons compris qu'il est possible de les louer pour se mettre dans l'ambiance!

Hampton Court Palace

Hampton Court Palace

J'ai trouvé les intérieurs plus intéressants qu'à Windsor Castle, où je m'attendais peut-être un peu trop à voir un endroit encore habité, une sorte de version moderne de la vie de château, alors que ça ressemble plutôt à un musée d'art. Hampton Court Palace n'est plus habité (sauf par une mystérieuse Lady Peake, vous verrez dans mes photos...) mais beaucoup d'efforts ont été faits pour recréer l'apparence du temps où il l'était: il y avait des gens déguisés, et même des légumes frais dans les cuisines!

Privy Garden

Après la visite du palais lui-même, nous sommes retournées marcher dans les jardins aperçus par les fenêtres. Il y en avait plusieurs, de plusieurs styles différents, et même une serre réservée, à ce que j'ai compris, à un unique pied de vigne qui y vit depuis des siècles! Il y a aussi un labyrinthe «mondialement reconnu», et Vanessa nous en a sorties en un temps record; toute seule, j'aurais probablement tourné longtemps et fini comme l'un des enfants qui s'est fait gronder pour être passé à travers une haie!

River Thames

Un petit repos au soleil, puis nous sommes sorties du site du palais pour aller explorer les abords de la Tamise et le village lui-même. Rien de bien excitant ici, sauf de drôles de maisons flottantes et un match de cricket! Je n'y comprends toujours rien, mais je les ai au moins vus en action.

Hampton Court

Nous avons fini la journée par une pizza dans ce qui est en train de devenir notre restaurant fétiche: Zizzi! Un must pour tous les Québécois en visite, ils doivent bien se demander pourquoi ça nous fait rigoler... Une belle journée bien satisfaisante; le soleil améliore infiniment les choses!

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samedi 16 juillet 2011

Un après-midi à Buckingham Palace ::: An afternoon in Buckingham Palace

Fascinator

Mardi dernier, j'ai eu l'occasion de prendre part à un garden party dans les jardins de Buckingham Palace. Sans blague. Ça se place bien dans une conversation, non?

Si comme tout le monde à qui j'en ai parlé vous venez de prendre un air ahuri et vous vous exclamez: «Hein? Comment ça?», je vous explique: il suffit d'avoir des amis bien placés! Ma copine Vanessa, avec qui je suis allée au Pays de Galles et en Provence entre autres, travaille au Haut Commissariat du Canada. Non, ce n'est pas une espionne ni une diplomate, mais elle reçoit quand même toutes sortes d'invitations à ce genre d'événements officiels. Il y a quelques mois, nous avons donc envoyé notre candidature pour le garden party (moi en tant qu'accompagnatrice); il ne suffit pas de s'inscrire, il faut remplir un formulaire détaillé et envoyer une copie de notre passeport. C'est du sérieux! Il faut croire que les recherches dans nos antécédents judiciaires (inexistants) ont été concluantes, puisque nous avons reçu quelques semaines plus tard nos invitations officielles. Et c'est là que le fun commence: trouver une tenue qui soit digne de rencontrer la Reine d'Angleterre!

Garden Party at Buckingham Palace
Photo: Vanessa
Officiellement les photos étaient interdites, mais avec un appareil discret (donc pas le mien), c'est passé inaperçu. Ou du moins, c'était toléré.


Parmi les exigences du code vestimentaire, il est spécifié que les femmes doivent porter un chapeau ou un fascinator (bibi, en français, selon Vanessa la traductrice). On en a vu de bons (ou plutôt de mauvais) exemples lors du mariage du Prince William avec Kate Middleton; ici, un événement d'envergure en bonne société nécessite automatiquement de porter quelque chose sur sa tête. Pour nous, ce n'est vraiment pas naturel, et à la rigueur un peu gênant... La bonne nouvelle c'est qu'on trouve des chapeaux en tous genres partout, dans les marchés comme dans les grands magasins, à une gamme de prix très variés. La mauvaise nouvelle, c'est que ceux qu'on aime sont trop chers, et ceux qu'on peut se permettre ne sont jamais de la bonne couleur... Notre solution: mais fabriquons notre fascinator nous-mêmes, voyons!

Garden Party at Buckingham Palace
Photo: Vanessa

Une fois la robe choisie (j'ai réussi à me faire envoyer une robe du Québec, cousue moi-même de surcroît, pour être sûre de ne pas me retrouver avec la même tenue qu'une autre fille!), j'ai fait des recherches sur internet et essayé pas mal de trucs dans les marchés et les boutiques pour avoir une meilleure idée de ce qui me plaisait. Je n'avais pas de points de repères, je ne savais pas ce que les autres gens porteraient, et finalement au lieu d'essayer de faire comme tout le monde, j'ai décidé d'y aller à fond et de m'amuser. Après tout, ce genre d'événement n'arrivera qu'une seule fois dans ma vie! Au départ, je voulais fabriquer un fascinator en papier mais j'avais peur que la pluie me le gâche... Même en juillet, on ne sait jamais à quoi s'attendre ici!

Fascinator DIY

Après un samedi intense à faire toutes les boutiques de tissu sur Berwick Street et ailleurs, je me suis retrouvée avec quelques centimètres de magnifique soie rose poudre et de tulle assorti, une retaille de voilage fuschia, du ruban vert, du ruban jaune, quelques plumes blanches et une base à recouvrir. Qu'est-ce qu'on fait maintenant? On plonge! Je savais que je voulais une grosse fleur, et c'est Martha Stewart qui est venue à ma rescousse. Évidemment, je n'ai pas vraiment suivi les indications, mais tout s'est bien passé. J'avais quand même un peu mal au ventre à l'idée de découper ma soie, alors j'ai commencé en douceur avec les petites fleurs: avec du ruban monté sur fil de fer, on peut tirer sur l'un des fils et ainsi froncer un côté. On enroule ensuite la fleur sur elle-même (j'ai ajouté un pistil au centre), et on coud! J'en ai fabriqué plusieurs que j'ai reliées avec du fil de fer pour en faire un bouquet. Tout d'un coup j'avais un peu plus de courage, alors je me suis lancée dans la grosse fleur, la pièce de résistance! Peu importe le tissu qu'on choisit, si on ne finit pas les bords, il s'effilochera. La soie est particulièrement délicate, alors il faut faire très attention et la manipuler le moins possible... Pour le bien commun: j'ai découvert que le fixatif à cheveux donne du tonus et un peu plus de stabilité au tissu, mais il faut l'appliquer seulement une fois que la fleur est montée. J'ai aussi fait quelques fleurs avec le voilage rose, mais elles ne se sont pas rendues dans le montage final...

Fascinator DIY

Ça m'a fait un bien fou de créer quelque chose avec mes dix doigts, mais une fois au jour J j'étais un peu gênée de sortir en public avec ma pièce montée perchée sur le crâne... À peine sortie de chez moi, mon fascinator à la main, une fille m'a abordée pendant que j'attendais l'autobus et m'a demandé une carte d'affaires! Et puis tout le reste de l'après-midi, j'ai reçu plein d'autres compliments d'étrangers; j'ai réalisé une fois sur place qu'effectivement, mon choix de couvre-chef n'était pas exactement conventionnel... et heureusement!

Fascinator DIY

C'était drôle de voir tous ces gens parés de façon souvent très extravagante, les dames en chapeau de plumes et talons hauts qui s'enfoncent dans le gazon royal et les hommes en queue-de-pie et haut de forme qui essaient d'avoir l'air à l'aise dans leur costume loué... Et puis les gardes (les Beefeaters) avec un sourire en coin, les dignitaires qui serrent la main de la reine en rougissant, les étrangers en costume traditionnel, et la Reine Elizabeth à moins de 20 mètres (mais de dos)! Elle portait du jaune, semble-t-il que ce soit très important.

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lundi 4 juillet 2011

Provence 4: Apt

Apt

Déjà le lundi, il fallait repartir... Heureusement, notre vol était seulement en fin d'après-midi, ce qui nous a laissé le temps de faire une dernière promenade dans Apt, de paresser encore un peu au soleil, et même de faire trempette!

Apt

Apt

Apt

Je pense que j'avais vraiment besoin de décrocher, et j'ai bien réussi à le faire malgré la courte durée de notre séjour. Tellement bien, en fait, que j'ai mis plus longtemps à me réadapter à Londres que le temps passé en Provence! Je vais mieux maintenant, mes fantasmes de tout lâcher pour aller cueillir des cerises et vivre dans un champ de lavande commencent à être moins violents, ce qui me permet de reprendre tranquillement contact avec les choses qui me plaisent ici. Par contre, il me reste un seul calisson et ça, c'est grave...

Pour voir les 183 photos qui ne sont pas passées dans les articles, c'est par ici!


Encore une fois, un merci énorme, ému et humide, du fond du coeur, à Michèle et Antoine...


MISE À JOUR: Allez voir l'article de Vanessa par ici!

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samedi 2 juillet 2011

Provence 3: Coustellet, Goult, Les Beaumettes, Mas Alegre & Saignon

Champ de lavande

Seulement par la longueur du titre, vous devez déjà vous douter que le dimanche, ce n'est pas moi qui étais au volant! Comme nous avions terminé (en brodant un peu) l'itinéraire préparé par Julien, Michèle et Antoine on fait du freestyle et nous ont emmenées voir des endroits insoupçonnés. Nous avons commencé la journée par un autre marché, cette fois-ci plus petit, plus rural et plus authentique peut-être, à Coustellet. En fait ce n'est pas tout à fait vrai, techniquement nous avons commencé la journée au Musée de la Lavande de Coustellet. Comme le mistral avait enfin révélé le soleil, nous n'avions pas tellement envie de nous enfermer; la boutique du musée nous a donc parfaitement satisfaites, avec en prime l'aide d'une employée enthousiaste qui nous a dévoilé tous les secrets de la lavande (et du lavandin). Et hop, nous sommes reparties chacune avec une petite bouteille d'huile essentielle de lavande censée guérir tous nos maux! Ou en tout cas, ça parfume bien...

Coustellet

Un petit tour au marché pour dire bonjour à Patricia, Sarajoy et les fromages de leurs chèvres, puis goûter au meilleur miel de lavande de la région (ce n'est pas moi qui le dis, je n'y connais rien mais c'était bon!), puis nous avons repris la voiture pour aller voir Goult.

Goult

Alors pour vous donner une idée, Goult n'est pas dans mon guide de la Provence, et il y a à peine trois lignes sur l'omnisciente Wikipedia. Voilà, il faut y aller, c'est tout... Nous avons marché dans les petites rues, et maintenant que j'y pense nous n'avons croisé presque personne, sauf sur la terrasse d'un café à côté du stationnement; je ne sais pas ce que font les Goultois (eh non, ils n'ont pas de gentilé non plus, je viens de l'inventer) le dimanche matin! Reste-t-il que le village est vraiment charmant, il y a un moulin tout en haut d'où on a une belle vue, et qui est probablement joli le soir aussi puisqu'il est tout éclairé.

Les Beaumettes

Pour le lunch, nous sommes redescendus vers les Beaumettes manger dans un sympathique café où la propriétaire nous a fait des salades rien que pour nous, parce qu'il était un peu tard et comme chacun le sait, en Provence, il ne se passe pas grand chose entre 13h et... je ne sais trop quelle heure, à plus forte raison le dimanche. J'ai aussi bu un pastis! Enfin, pas au complet, mais ce n'est pas parce qu'il n'était pas bon: c'est parce que j'étais en train de brûler au soleil et qu'il a fallu rentrer. J'ai quand même attrapé un coup de soleil, j'aurais dû finir mon pastis.

Mas Alegre

Une fois rassasiés, nous sommes allés visiter le Mas Alegre, juste à temps pour le café! Qui a dit que les Français aimaient manger? Moi je pense qu'ils aiment boire, mais mieux que les Britanniques (difficile de faire pire). Ils ont toutefois tendance à regarder les gens qui n'aiment pas le café avec un air mystifié et légèrement anxieux, qui s'intensifie quand on demande du thé à la place (on est Anglaise ou on ne l'est pas!).

Mas Alegre

Michèle au Mas Alegre

Question de se rouvrir l'appétit, Patricia nous a fait une petite visite guidée, pour rencontrer les chèvres et voir sa fromagerie. J'ai aussi vu un grenadier, l'arbre qui donne les pommes grenades... mais comme mon appareil faisait toujours le fou, je n'ai aucune photo qui vaille le coup; vous devrez me croire sur parole. La lumière était magnifique, le ciel était incroyablement bleu, le paysage était parfait et les sujets plus qu'abondants; et moi, j'ai manqué mes photos. Bon, passons.

Champ de lavande

Champ de lavande

Après le mas, nous sommes rentrées (Antoine nous ayant laissées en cours de route, le féminin reprend le dessus) à la maison pour quelques minutes, avant de repartir dans une direction mystérieuse, en haut d'une colline et presque au bout d'une route sinueuse, pour aller faire des photos de champs de lavande. L'un des nombreux avantages d'avoir un guide local, c'est qu'on n'a pas de Japonais, d'Italiens ou d'Allemands dans nos champs de lavande!

Saignon

Vue du rocher de Saignon

Nous avons ensuite traversé quelques villages ne comptant pas plus de deux rues chacun pour se retrouver à Saignon, dont le rocher surplombe la région et offre une vue splendide à 360 degrés. Il faut y grimper, ce n'est pas le sentier le plus sécuritaire (surtout en sandales et en robe), mais on oublie tout une fois en haut. Je pense que pour cette fois-ci, les photos parlent d'elles-mêmes...

Michèle et Antoine à Saignon
Nos guides patients et généreux
Our patient and generous guides

Vanessa à Saignon
Vanessa (il vente un peu)
Vanessa (it is slightly windy)

Moi à Saignon
Moi (par Vanessa)
Yours truly (by Vanessa)

Nous n'avons pas attendu le coucher du soleil avant de redescendre (j'ai entendu dire que certains y passent parfois la nuit!), disons qu'il ventait un petit peu et nous commencions à avoir faim. Sans aucun doute, cette journée a été ma préférée des quatre; et Saignon, le point culminant (dans tous les sens du terme). C'est à ce moment-là que j'ai compris que j'étais amoureuse de la Provence. Pas très original pour une Anglaise, je sais, mais que voulez-vous... Le coeur a ses raisons!

La suite (et fin) dans un prochain épisode...

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