Seulement par la longueur du titre, vous devez déjà vous douter que le dimanche, ce n'est pas moi qui étais au volant! Comme nous avions terminé (en brodant un peu) l'itinéraire préparé par Julien, Michèle et Antoine on fait du
freestyle et nous ont emmenées voir des endroits insoupçonnés. Nous avons commencé la journée par un autre marché, cette fois-ci plus petit, plus rural et plus authentique peut-être, à Coustellet. En fait ce n'est pas tout à fait vrai, techniquement nous avons commencé la journée au
Musée de la Lavande de Coustellet. Comme le mistral avait enfin révélé le soleil, nous n'avions pas tellement envie de nous enfermer; la boutique du musée nous a donc parfaitement satisfaites, avec en prime l'aide d'une employée enthousiaste qui nous a dévoilé tous les secrets de la lavande (et du lavandin). Et hop, nous sommes reparties chacune avec une petite bouteille d'huile essentielle de lavande censée guérir tous nos maux! Ou en tout cas, ça parfume bien...
Un petit tour au marché pour dire bonjour à Patricia, Sarajoy et les fromages de leurs chèvres, puis goûter au meilleur miel de lavande de la région (ce n'est pas moi qui le dis, je n'y connais rien mais c'était bon!), puis nous avons repris la voiture pour aller voir Goult.
Alors pour vous donner une idée, Goult n'est pas dans mon guide de la Provence, et il y a à peine trois lignes sur l'omnisciente Wikipedia. Voilà, il faut y aller, c'est tout... Nous avons marché dans les petites rues, et maintenant que j'y pense nous n'avons croisé presque personne, sauf sur la terrasse d'un café à côté du stationnement; je ne sais pas ce que font les Goultois (eh non, ils n'ont pas de gentilé non plus, je viens de l'inventer) le dimanche matin! Reste-t-il que le village est vraiment charmant, il y a un moulin tout en haut d'où on a une belle vue, et qui est probablement joli le soir aussi puisqu'il est tout éclairé.

Pour le lunch, nous sommes redescendus vers les Beaumettes manger dans un sympathique café où la propriétaire nous a fait des salades rien que pour nous, parce qu'il était un peu tard et comme chacun le sait, en Provence, il ne se passe pas grand chose entre 13h et... je ne sais trop quelle heure, à plus forte raison le dimanche. J'ai aussi bu un pastis! Enfin, pas au complet, mais ce n'est pas parce qu'il n'était pas bon: c'est parce que j'étais en train de brûler au soleil et qu'il a fallu rentrer. J'ai quand même attrapé un coup de soleil, j'aurais dû finir mon pastis.

Une fois rassasiés, nous sommes allés visiter le Mas Alegre, juste à temps pour le café! Qui a dit que les Français aimaient manger? Moi je pense qu'ils aiment boire, mais mieux que les Britanniques (difficile de faire pire). Ils ont toutefois tendance à regarder les gens qui n'aiment pas le café avec un air mystifié et légèrement anxieux, qui s'intensifie quand on demande du thé à la place (on est Anglaise ou on ne l'est pas!).
Question de se rouvrir l'appétit, Patricia nous a fait une petite visite guidée, pour rencontrer les chèvres et voir sa fromagerie. J'ai aussi vu un grenadier, l'arbre qui donne les pommes grenades... mais comme mon appareil faisait toujours le fou, je n'ai aucune photo qui vaille le coup; vous devrez me croire sur parole. La lumière était magnifique, le ciel était incroyablement bleu, le paysage était parfait et les sujets plus qu'abondants; et moi, j'ai manqué mes photos. Bon, passons.
Après le mas, nous sommes rentrées (Antoine nous ayant laissées en cours de route, le féminin reprend le dessus) à la maison pour quelques minutes, avant de repartir dans une direction mystérieuse, en haut d'une colline et presque au bout d'une route sinueuse, pour aller faire des photos de champs de lavande. L'un des nombreux avantages d'avoir un guide local, c'est qu'on n'a pas de Japonais, d'Italiens ou d'Allemands dans nos champs de lavande!
Nous avons ensuite traversé quelques villages ne comptant pas plus de deux rues chacun pour se retrouver à Saignon, dont le rocher surplombe la région et offre une vue splendide à 360 degrés. Il faut y grimper, ce n'est pas le sentier le plus sécuritaire (surtout en sandales et en robe), mais on oublie tout une fois en haut. Je pense que pour cette fois-ci, les photos parlent d'elles-mêmes...
Nos guides patients et généreux
Our patient and generous guides
Vanessa (il vente un peu)
Vanessa (it is slightly windy)
Moi (par Vanessa)
Yours truly (by Vanessa)
Nous n'avons pas attendu le coucher du soleil avant de redescendre (j'ai entendu dire que certains y passent parfois la nuit!), disons qu'il ventait un petit peu et nous commencions à avoir faim. Sans aucun doute, cette journée a été ma préférée des quatre; et Saignon, le point culminant (dans tous les sens du terme). C'est à ce moment-là que j'ai compris que j'étais amoureuse de la Provence. Pas très original pour une Anglaise, je sais, mais que voulez-vous... Le coeur a ses raisons!
La suite (et fin) dans un prochain épisode...
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