Aucun message portant le libellé angleterre. Afficher tous les messages
Aucun message portant le libellé angleterre. Afficher tous les messages
samedi 23 novembre 2013
Cornouailles ::: Cornwall
Labels:
angleterre,
bank holiday,
cornouailles,
cornwall,
matt,
voyages
Difficile d'imaginer maintenant ce que c'était que d'avoir chaud cet été, de sortir sans même avoir à penser à prendre une veste, de chercher l'ombre plutôt que les quelques maigres rayons de soleil qui nous restent à ce temps-ci de l'année. Avoir du retard a ses avantages: je me replonge maintenant dans mes photos de vacances à la plage, ça fait du bien!
Matt et moi avons eu la chance de découvrir une région magnifique de l'Angleterre durant le long weekend de la fin août, le dernier coup de soleil avant l'arrivée de l'automne... La Cornouailles (oui j'ai vérifié, c'est bizarre mais ça s'écrit au féminin singulier avec un s!) est la région la plus au sud-ouest de l'Angleterre, c'est la toute petite pointe qui s'avance sous le Pays de Galles, et qui s'approche le plus près du Québec! Pas seulement géographiquement; les Corniques (ha, j'ai dû chercher ça aussi, merci Wikipedia) ont une attitude d'irréductibles Gaulois qui ne peut que me rappeler la fierté des Québécois, que j'avais aussi ressentie chez les Provençaux... Fait intéressant: le nom de la capitale, Truro, signifie Trois-Rivières!
La Cornouailles est une région plutôt rurale où il n'y a pas de très grandes villes, et ce qui m'avait frappée la première fois que j'y suis allée, c'est l'absence totale de transition entre les champs de moutons et la côte escarpée. On se promène dans les vallons verdoyants comme n'importe où en Angleterre, et soudainement, au détour d'une route, la mer! Cette dernière était d'ailleurs la raison de ma première visite: c'était aussi mon initiation au surf, et j'avais eu tout juste le temps d'apercevoir la région entre deux vagues. Assez pour avoir très envie d'y retourner «pour vrai»; autant dire que je n'ai pas hésité deux secondes quand un ami de Matt, natif de Truro, nous a proposé de nous faire découvrir son coin de pays adoré.
Nous sommes arrivés tard le vendredi soir, après avoir roulé environ 5 heures depuis Londres. Nous étions hébergés «chez l'habitant», quel luxe... Notre lit nous attendait, de même que notre petit déjeuner anglais le lendemain matin (et tous les suivants!). Nous sommes allés à St-Ives la première journée, petit village de pêcheurs devenu station balnéaire et retraite d'artistes (surtout connu, si vous êtes comme moi, à cause de la gamme de produits pour le corps du même nom!). En cours de route, nous avons aussi eu droit à la description simultanée des villages que nous traversions, c'est tellement agréable d'avoir un guide pour tout nous expliquer, et pour savoir où trouver le meilleur Cornish pasty! Après un verre au bord de la mer, nous avons fini la soirée par un burger et un cocktail (ou deux) à Truro.
Le dimanche, nous nous sommes incrustés dans une activité familiale: vélo, fish and chips, soleil, crème glacée, et encore vélo! Nous avons fait un bout de la Camel Trail pour aller manger à Padstow, un petit village tranquille sur lequel Rick Stein (un autre de ces celebrity chefs) a jeté son dévolu: outre le comptoir à fish and chips, il y a ouvert un restaurant, un café et un bistro. Tous portent son nom, on ne devient pas célèbre en étant modeste malheureusement... Mais son poisson était bon, et encore amélioré par le cadre dans lequel il fut consommé. J'aurais paressé plus longtemps mais nous devions remonter nos destriers pour rentrer à temps pour le roast dinner maison. Pas facile, les vacances...
Puis le lundi, il nous restait une petite journée avant de devoir rentrer. Il faisait beau soleil alors nous sommes partis pour la plage, mais comme toujours au bord de la mer, le temps peut changer vite... Une fois au bord de l'eau, il faisait bien brumeux; tant pis, ça fait des photos plus intéressantes, et la plage était tranquille! Quand on a commencé à avoir trop de voisins (et que nos jeux de plage devenaient dangereux), nous sommes retournés vers Truro pour un dernier incontournable cornique: le fameux cream tea, avec de la vraie clotted cream locale et des scones frais. Magnifique!
C'est à contrecoeur que nous avons repris la route de Londres, il va sans dire... Si seulement je connaissais des gens dans chaque région du Royaume-Uni, et de l'Europe, tant qu'à faire... Des volontaires?
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
mercredi 10 avril 2013
Un weekend au bord de la mer ::: A weekend by the sea
Quand on s'y prend trop à la dernière minute pour organiser des vacances pendant un weekend férié où tout le monde est aussi en vacances, on peut s'attendre être déçu. Par exemple, pour aller à un endroit où il fait soleil et surtout, chaud (à la fin mars quand même, et avec l'hiver qu'on a eu en plus), il faut pratiquement payer le billet d'avion aussi cher que pour aller au Canada (où, ceci dit, il ne fait pas tellement chaud à la fin mars). Et c'est garanti que peu importe où on va, on se retrouve au milieu de plein d'autres Britanniques en sévère carence de vitamine D. Mais en réalité, en mélangeant un peu d'opportunisme, beaucoup d'ouverture d'esprit, et une pincée de conseils d'amis, on peut se retrouver avec un petit congé de Pâques plutôt pas mal!
J'avais envie d'aller à la plage, Matt avait envie de rester «local»; comme le jury n'a pas encore tranché qui de nous deux connaît le mieux la Grande-Bretagne (là je suis diplomate, vous savez de quel côté je me range, je pense...), j'ai décidé de sonder d'autres Britanniques de mon entourage pour ramasser des suggestions. Parmi les résultats les plus probants, pour ceux que ça intéresse: Bournemouth, Rye, Margate, Broadstairs, Whitstable... Au début on penchait pour Rye, petite ville médiévale du côté de la Manche, pas directement au bord de la mer mais juste à côté de Camber Sands et d'une réserve naturelle, mais on n'a pas trouvé à se loger. Comme il y avait une bonne concentration de recommandations similaires dans un rayon relativement restreint (dans le Kent, de part et d'autre de la pointe qui s'avance dans la mer du Nord), on a plutôt décidé de commencer par trouver un endroit où dormir (à une semaine d'avis, avant un congé scolaire, c'est sportif), et c'est à Whitstable (notre deuxième choix après Rye, un village de pêcheurs devenu ville-dortoir pour les courageux qui se tapent 1h30 de train deux fois par jour) que nous avons réussi à dénicher un petit B&B à mi-chemin entre la gare et la plage. Parfait!
On est partis sans trop d'attentes, faute de temps pour s'organiser vraiment, et sachant qu'on avait surtout besoin d'un weekend sans obligations. Tant qu'à ne rien faire, autant le faire au bord de la mer! Après avoir déposé nos valises le vendredi sur l'heure du midi (départ un peu tôt de Victoria quand même), j'étais impatiente d'aller respirer l'air marin. J'ai été déçue: apparemment, avoir un gros rhume, ça ampute un peu les plaisirs olfactifs... Je ne l'ai peut-être pas respiré, mais je l'ai certainement senti, ce vent du large: au bord de l'eau, on gelait! Mais le ciel bleu était au rendez-vous, alors on a juste pris le temps de se poser dans un pub près de la plage pour manger le meilleur fish and chips de ma vie au bord d'un feu de foyer (rien de moins) avant d'attaquer une longue marche sur la promenade, jusqu'à ce qu'on n'en puisse plus et qu'on doive s'abriter à nouveau. Notre seule option: un petit resto en haut d'une colline avec une vue à couper le souffle, où on a mangé un gâteau et bu un bon thé bien chaud. Puis on est rentrés par la route, nettement moins venteuse, on s'est arrêtés au soleil sur un banc dans le jardin du château de Whitstable, fait quelques boutiques dans le centre du village, et trouvé deux-trois trucs légers à grignoter en guise de souper (oui, on a un fond, quand même...)
On s'est levés à une heure raisonnable le lendemain matin, samedi, pour aller visiter Canterbury. On savait comment s'y rendre en autobus puisque c'est à moins de 15 kilomètres de Whitstable, mais ça fait quand même drôle de traverser la campagne anglaise au deuxième étage d'un autobus londonien! Encore une fois, on n'avait rien préparé, Matt n'était pas sûr d'y être déjà allé (finalement, non), mais comme j'avais déjà vu Oxford et Cambridge, j'avais quand même une bonne idée du type d'endroit. Sauf que finalement, c'était mieux qu'Oxford et Cambridge! Plus petit, moins de touristes (sauf autour de la cathédrale, qui charge £9 l'entrée, non merci), plein de petits magasins authentiques pas encore avalés par les grandes chaînes, et toutes sortes de recoins intéressants à découvrir. Il faisait un peu nuageux à l'arrivée, mais le soleil a fini par nous retrouver, et j'ai passé la journée à m'exclamer «oooh, pretty!» Mention spéciale à la concentration étonnante de maisons biscornues, au gentil antiquaire dans une minuscule boutique pleine à craquer que j'ai soulagé d'une bouteille (qui a fait de moi la coqueluche du studio), et au cream tea gargantuesque chez Tiny Tim's Tearoom (ironiquement)!
J'ai profité de la lumière descendante pour mitrailler tous les jardins, portes et autres vieilles pierres rencontrés au passage (une étoile dorée pour Matt, mon photobomber émérite, qui attendait patiemment que je prenne mes photos... dans mes photos), mais en fin d'après-midi on avait pas mal fait le tour alors on a décidé de rentrer. J'avais manqué le coucher de soleil sur la mer la veille, je n'allais pas me faire avoir deux fois! Et comme vous pouvez le constater, je m'en suis donné à coeur joie... Plus tard ce soir-là, il a neigé. Je ne mens pas quand je dis qu'on gelait!
Le dimanche, c'était Pâques, et on a fini par comprendre que de toute façon il faisait toujours gris le matin, donc ça ne valait pas la peine de sortir avant midi. On avait eu la prescience de réserver une table dans un pub pour le dîner de Pâques (à 16h30, c'est peut-être plutôt un souper?), ce qui fait qu'on n'était pas stressés, ni pressés. On a fait la grasse matinée (perdu une heure dans le passage à l'heure d'été), marché encore un peu au bord de l'eau, pris un verre au soleil – en fait, le soleil s'est caché dès qu'on s'est assis dehors, mais on était trop bien, devant notre pub sur la plage, alors on est restés – en plus Matt venait (enfin!) de s'acheter un manteau d'hiver, on était parés à toute éventualité! J'essayais depuis notre arrivée de convaincre Matt de goûter sa première huître (quel meilleur endroit, vraiment?), mais n'étant pas une amatrice moi-même, je n'ai pas su me montrer très convaincante... Il a finalement craqué quand on s'est installés pour manger au pub, mais seulement à condition que j'en commande une aussi! Verdict: ça goûte surtout ce qu'on met dedans; moins de Tabasco, la prochaine fois... Après cet après-midi absolument éreintant, évidemment j'étais épuisée, alors on a changé de pub (pour la forme) et j'ai fait une petite sieste, incognito... Et on s'est couchés tôt! De toute évidence, on avait fini par réussir à se débarasser de notre rythme de vie de citadins.
Le lendemain il fallait déjà rentrer, mais on n'allait certainement pas se presser. On a repris le train dans la direction opposée à Londres pour aller voir un peu plus loin, de l'autre côté de la pointe; on pensait à Margate mais notre hôte nous a vivement conseillé de pousser plutôt jusqu'à Broadstairs, l'arrêt suivant, pour une bonne dose de «old English seaside charm». Et c'est là, à trimballer ma valise dans les rues en pente en repoussant le plus possible l'heure du retour, que je me suis sentie le plus en vacances. C'est décidé, Broadstairs, nous nous reverrons!
Finalement notre petit weekend dans le Kent valait pour moi tous les tout-inclus en Turquie. En fait, ce n'était pas si différent: on était entourés d'Anglais, on n'était pas équipés pour la température, et j'ai pesté pendant quatre jours d'avoir oublié mes lunettes de soleil!
Bonus: on s'est fait une petite séance de portraits dans un rayon de soleil au pub et le résultat me plaît bien, à voir ici!
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
S'abonner à :
Messages (Atom)