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mardi 6 septembre 2011

Écosse ::: Scotland

Riverside Museum

C'est un cliché gros comme le bras mais je ne m'en cache pas: j'adore l'Écosse. J'aime les gens, j'aime les villes, j'aime la culture, j'aime les paysages, les montagnes sauvages qui semblent tout juste sorties de la préhistoire... Et en Écosse, j'aime Inverness et les Highlands par-dessus tout, mais ça représente une sortie trop ambitieuse pour un weekend de trois jours. À choisir entre Édimbourg et Glasgow, plus faciles d'accès, j'ai pris sans hésiter la décision controversée de découvrir Glasgow. J'avais déjà visité les deux villes lors de mon tour de l'Angleterre et de l'Écosse en 2008, donc je savais un peu à quoi m'attendre. Nous avions eu un temps pourri à Glasgow et y avions passé à peine une journée, mais j'en avais gardé le souvenir d'une ville dynamique, avec une vie culturelle et artistique vibrante. Édimbourg, c'est bien joli mais c'est plein de touristes, et c'est un peu artificiel et poussiéreux à mon goût. Donc, pour le long weekend de la fin août, plutôt que de me taper un bain de foule à Notting Hill Carnival comme l'an dernier, je suis allée à Glasgow.

Edinburgh

Comme j'ai environ 1% de mon cerveau à consacrer à autre chose que le travail, j'ai un peu gaffé en réservant mes billets de train: j'ai fait ça bien en avance, toute fière d'avoir eu un bon prix, puis deux jours avant le départ j'ai réalisé que j'avais réservé pour le vendredi matin, et non le samedi matin... Je n'avais pas demandé congé, je n'avais nulle part où dormir, donc j'ai appelé la compagnie de train et découvert qu'un nouveau billet me coûterait £80 de plus (sur un aller-retour à £105 initialement, on le sent...). En plus, mon nouveau billet n'était pas direct Londres-Glasgow, mais s'arrêtait à Édimbourg où je devais changer de train. Tant qu'à y être et pour m'auto-justifier un peu, j'en ai profité pour me dégourdir les jambes pendant une heure ou deux, mais j'en ai rapidement eu assez de me faufiler parmi les touristes et leurs valises à roulettes.

Edinburgh

J'ai fini par arriver à Glasgow vers 15h le samedi, et un collègue et ami «natif» y passait aussi le weekend alors il m'a emmenée visiter sa ville. C'est-à-dire, boire un verre au pub! Ou plutôt, boire des verres aux pubs! J'avais aussi envie d'aller faire un tour des Highlands le dimanche, mais je suis arrivée à l'information touristique cinq minutes avant la fermeture et il restait une seule place pour un seul tour, celui du Loch Ness où je n'avais pas envie de retourner. Mon guide émérite et son acolyte m'ont donc suggéré une liste de choses à voir pour meubler ma journée du lendemain, et je dois dire que ma crainte de n'avoir rien à faire pour une journée complète dans Glasgow n'était absolument pas fondée!

Glasgow/Philadelphia

Riverside Museum

Le dimanche, j'ai commencé par déposer mes compagnons de chambre (des copains canadiens Édimbourg-philes) à la gare en faisant un détour par Philadelphie, puis je suis allée prendre le métro. Je ne savais même pas qu'il y avait un métro à Glasgow! Dans toute la gloire de ses 15 stations sur une seule ligne circulaire, il tient plus du train jouet que du moyen de transport... Néanmoins, il m'a rapidement emmenée du centre-ville au West End, où mon itinéraire culturel commençait. Il était relativement tôt alors, en attendant que les commerces s'éveillent, je suis descendue vers la rivière Clyde pour jeter un coup d'oeil au Riverside Museum, pas tant pour le contenu (les moyens de transport, du skateboard à la locomotive) que pour le bâtiment tout neuf conçu par l'architecte superstar Zaha Hadid. Je suis loin d'être une critique architecturale aguerrie mais j'ai trouvé qu'il y avait quelque chose de magnifique dans le contraste entre ce gigantesque hangar agressif et le paysage industriel décrépit, battu par le vent, près de la rivière aussi grise que le revêtement de tôle. Il semblait bizarrement à sa place.

Glasgow Botanic Gardens

Glasgow Botanic Gardens

Dans le West End, le quartier un peu plus nanti et branché de la ville, les commerces se trouvent principalement sur Byres Road, que j'ai remontée jusqu'au jardin botanique. Et là, bonheur et surprise, l'entrée était gratuite! Il y avait environ cinq autres personnes dans le parc en ce dimanche gris et froid, ce qui m'a permis de visiter les serres à loisir. Pas aussi impressionnantes que celles de Kew Gardens, mais pas loin... J'adore les serres victoriennes! Je suis aussi tombée sur une compétition de bégonias, c'est du sérieux: il y avait des catégories strictes, des premiers, deuxièmes et troisièmes prix, des mentions spéciales, même des rubans et des médailles! Et beaucoup de têtes blanches, il va sans dire... Moi, j'ai trouvé ça génial, mais je suis une grand-mère, tout le monde le sait.

University of Glasgow

Kelvingrove Park

Après avoir bien fait la petite vieille, j'ai fait une cure de jouvence en allant visiter l'université de Glasgow. Le Hunterian Museum était fermé, malheureusement, et je n'ai pas eu la chance d'y retourner le lendemain... Il faudra que j'y aille un jour, ne serait-ce que pour la reconstitution de la maison de Charles Rennie Mackintosh et Margaret MacDonald! C'est à ce moment que mes pieds ont commencé à me poser de sérieux problèmes, alors je suis allée chercher refuge dans Kelvingrove Park. Un grand parc magnifique en plein coeur de la ville, mais il n'a pas été facile d'y trouver un endroit où m'asseoir à l'abri du vent. Congelée mais un peu reposée, j'ai repris mon chemin en travers du parc pour me retrouver dans Park Circus, là où sont les belles maisons (et les belles vues: c'est tout en haut d'une colline!).

Charing Cross

En redescendant de l'autre côté, j'ai regagné le centre-ville et fait un petit détour par la School of Arts (manqué la dernière visite), puis je suis rentrée à l'auberge de jeunesse et je me suis couchée (très) tôt, juste après un coucher de soleil incendiaire. Épuisée mais satisfaite!

Garnet Hill

The Glasgow School of Art

Le lundi, j'avais quelques heures de liberté avant d'aller reprendre mon train, j'ai donc pu retracer mes pas et visiter certains endroits que j'avais manqués la veille. Entre autres, la School of Arts que je voulais absolument voir puisque conçue par Mackintosh, mais accessible seulement en visite guidée (elle est encore utilisée selon sa vocation première). J'ai réussi à me rajouter à un groupe par la peau des fesses (il faut bien que voyager seule ait des avantages!), et j'ai beaucoup aimé la visite. La guide n'était pas des plus savantes; même si l'école regroupe des programmes d'arts visuels, de design et d'architecture, c'est une étudiante en arts qui nous a donné la visite (puisque ce sont eux qui étudient dans le bâtiment en question, je suppose, les autres programmes sont ailleurs). Il me semble qu'un étudiant en architecture aurait été mieux informé quant aux détails de la construction... J'ai tout de même beaucoup apprécié le fait que l'école soit encore aujourd'hui en usage, malgré son statut de bâtiment historique. Elle fait ce pour quoi elle a été conçue, et elle le fait bien.

Robert Burns, George Square

Tant qu'à être dans les arts, j'ai enchaîné avec la GoMA, Gallery of Modern Arts, mais j'ai été déçue: deux ou trois expositions bien maigres, et une boutique sans intérêt... Pas fort pour l'une des plus importantes galeries d'art moderne hors de Londres! J'ai préféré passer du temps avec les pigeons de George Square avant d'aller attendre mon train. Cinq heures plus tard, j'étais de retour à Londres, inspirée et reposée: j'avais oublié ce que c'était de me balader dans une ville de taille normale où les rues ne sont pas bondées en permanence! Et j'ai encore envie d'y retourner...

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